Franck Stevenson, une plume et de l'encre à flots.



, « L’écriture est une aventure. Les paroles nous habitent et une fois qu’on a commencé, on ne peut s’arrêter ».

Ce sont là les paroles de l’écrivain Franck Stevenson VANEUS. Il a vu le jour à l’angle des rues des Césars et des Pucelles au cœur de Port-au-Prince le 10 Février 1973. Lors d’une interview accordée à Ayiti Event, il avoue que ce serait présomptueux de sa part de dire qu’il a toujours voulu devenir écrivain dès son plus jeune âge. Toutefois, il n’a connu que cela depuis son enfance, l’écriture. Ayant grandi avec des jeunes un peu plus grand que lui, son cerveau a très vite capté des mots qu’il n’était pas trop en mesure de comprendre. Cette ambiance lui a donc permis de faire connaissance avec certains auteurs haïtiens. Son premier livre lu a été l’un de ceux de Jacques Stephen Alexis, « L’espace d’un cillement ». Son écriture se rapproche de celle de Dany Laferrière même s’il n’est pas son auteur préféré vu qu’il s‘agit de Spinoza. Son amour pour ce dernier est inimaginable et L’Ethique l’a quintuplé. S’il fallait citer les noms des auteurs qui ont contribué au bibliophile Franck, il s’agirait de Garry Victor qualifié comme son grand frère, Lionel Trouillot, Jean d’Ormesson, Victor Hugo.



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Il y a de cela plus de vingt ans, notamment en 2000, il a publié « Les jeunes avocats seuls dans l’arène », son tout premier article paru dans Le Nouvelliste. Franck Stevenson VANEUS est aussi un brillant avocat et un philosophe. Il a fait ses études respectivement à la Faculté de Droit et des Sciences Juridiques (FDSE) et à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH). Ces deux études lui ont poussé à écrire davantage et à se perfectionner. Il fait bon usage de la modernité et rédige sur son téléphone ou son ordinateur. Il déteste le manuscrit et trouve que la technologie est beaucoup plus pratique et plus rapide vu que son téléphone est toujours à portée de main. Sous peu, précisément le Samedi 12 Juin, le public aura l’opportunité de partager deux de ses œuvres car il projette une vente-signature à l’auditorium de La Shekinah Hôtel : Passagers du paradis qui est une nouvelle et Boulevard des cœurs désunis qui elle-même est un recueil de poésie. Il est vrai qu’il a environ cinq ouvrages déjà achevés mais il choisit de ne publier que deux pour l’heure et pour débuter, il compte mettre en circulation deux mille exemplaires.



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Les thèmes dominants chez l’auteur sont l’existence, la vie. Il écrit ce qu’il vit, il vit ce qu’il écrit et puise son inspiration à travers l’expérience. Du temps de sa jeunesse, il avait un penchant pour le roman puisqu’il s’agit de la tendance mais à présent, il s’adonne à la nouvelle. L’écriture pour lui n’est pas un gagne-pain, mais une passion. Il écrit pour toucher les gens et reste persuadé que ses écrits demeureront un héritage pour ses enfants ainsi que ses petits-enfants. Il ne conçoit pas son essence en dehors de l’écriture. Pris d’un moment de solitude, mettant sur papier toute cette conversation qui bouillonne dans sa tête en communion avec la réalité, voila donc le schéma emprunté. Il reste sincère et honnête dans ses mots. Il en ressort le meilleur de nous avec l’écriture, c’est ce dont nous fait comprendre l’écrivain Franck et ce meilleur n’est autre que l’enfance qui est symbole d’innocence, de vérité et de vie. Il se laisse guider à l’aveuglette par la lecture et l’écriture et sait combiner les deux. D’après Franck, lire est jouissif, lire est orgasmique. Un rendez-vous à ne pas rater avec Franck Stevenson VANEUS, écrivain, avocat et philosophe. Dans l’océan de l’art, Franck se plonge comme un dauphin et profite de tous les moments agréables que lui procure l’écriture, cette clef qui d’après lui ouvre toutes les portes.



Sly Clde 

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